juil 5

Après le marathon de Sénart du 1/5 et les Gendarmes et Voleurs du 31/5, je finis mon petit périple de 3 courses en 2 mois par ce trail.
Une grande aventure pour moi, car distance record (max = marathon), de nuit pour une grande partie, sur un trail.
J’avais déjà testé la course de nuit sur un petit trail, et j’ai l’habitude de courir sur les sentiers du Golfe, mais le cumul des difficultés me faisait un peu peur.
De plus, les crampes ressenties à Ambazac étaient encore bien présentes dans ma tête.
Pour éviter cela, j’avais testé la sporténine, prévu la dose pour la course; + hydratation méticuleuse avant et pendant.
Malgré cela, ces foutues crampes m’ont gâché le plaisir …

Préparation : fin de plan 1002 adapté, sur 4 semaines, avec dernière semaine très light, car j’avais du mal a encaisser les sorties longues répétées.

Objectif :
Avec un savant calcul, je m’étais dit qu’il serait possible de boucler ces 56 bornes en 6h. Mais les discussions avec les habitués m’ont vite fait douter. Ils avaient raison !
J’avais prévu partir sur des bases de 6′30 au kilo, soit plus lent que mon footing normal, puis accélérer au 30 si tout allait bien.

Jour J : je suis fin prêt, la patate !
La chance d’avoir de la famille dans le coin, nourri logé et voiture prêtée :)
Je me gare vers 17h30 au Port du Crouesty, à l’arrivée, pour prendre la navette qui nous amène au départ à Noyalo.
1h d’avance, je peux me prélasser devant le port de plaisance, en regardant les arrivées éparses des finishers du 177 kms … une autre histoire, un autre monde !
18h30 – navette – ambiance détendue.
Arrivée toujours en avance au point de départ, Noyalo donc. Ici vont passer bientôt les leaders du 86kms, partis à 17h. Des flèches ! Petit coin sympa où il fait bon attendre au soleil.
Nous sommes un peu + de 500. Un peu de temps pour faire la causette avec autres coureurs, la plupart sont ici pour le plaisir, ça se sent.
Je me place plutôt devant, par peur d’être pris dans les bouchons … Je n’aime pas courir plus lentement que je le souhaite.

20h. C’est parti !
Je prends un rythme de sénateur, tranquille, surtout que ça monte au début. j’ai décidé de surveiller très peu mon chrono, contrairement à l’habitude. Courir sans forcer. Au 5ème, je vois que je suis à un peu + de 6′ au kilo; rapide, mais je ne force pas du tout, donc je continue comme ça.
Il faut plusieurs bornes avant d’arriver sur la côte, elle est loin la mer !!! Mais quand on y arrive, cela vaut le coup, je trouve le coin charmant. Ce sera le cas jusqu’au coucher du soleil, donc jusqu’à Sarzeau : un vrai bonheur, le soleil qui se couche sur la mer, il fait chaud, mais c’est plus que supportable, très agréable; Par contre je n’aurais pas voulu être à la place des coureurs du 86 et encore moins du 177, ils ont dû vivre l’enfer sous la canicule !
Plusieurs coureurs du 86 nous rattrapent, nous doublent comme ils peuvent; pas évident à certains endroits, ça doit être pénible, je les plains …
Rapidement, je me retrouve assez isolé, les distances se creusent de façon étonnante.

Premier ravito à Sarzeau au km 23. Énorme, tout un gymnase aménagé, avec même un côté ravitaillement rapide, et un côté “on prend son temps”. Super organisé.
Je suis toujours à 6′ de moyenne au kilo. Je décide de faire une vraie pause. Bon repas avec jambon, pain, pain d’épice, pâtes de fruits … Le plein du camel, et c’est reparti après 10 minutes environ d’arrêt.
Ravito suivant dans 15 kms.
Il fait presque nuit, mais dans Sarzeau on voit encore bien; j’ai bien aimé la traversée du village quasi-désert :) Complètement seul, je dois faire gaffe aux balises. C’est très bien fléché, pas de souci. Aucune loupiote à l’horizon.
J’allume la loupiote un peu plus loin, il est environ 22h45.
Le parcours a été jusqu’à maintenant très roulant. Si ça continue comme ça, je me dis qu’il n’y a aucune raison que je ne finisse pas en 6h, 6h30 si je ralentis un peu.
Donc toujours la pêche ! Surtout que la nuit, j’adore ça. On retrouve le sentier côtier, petit à petit le noir complet s’installe, on entend, on sent la mer plus qu’on ne la voit, juste sur notre droite …

Km 32 … c’était trop beau ! Première alerte crampe au dessus du mollet droit. Merde !
Pourtant je n’ai pas arrêté de boire, j’ai pris une dose de sporténine par heure, ça n’aurait pas dû arriver !
Je me dis que ce n’est qu’une petite alerte, qu’en ralentissant un peu ça va passer.

Et puis non, l’alerte sonne de nouveau quelques kms plus loin. Si je ne veux pas choper la vraie crampe, je dois ralentir encore.
Et même marcher, de + en + souvent. Le souci : ne pas se prendre une racine, un caillou, qui amènerait la crampe fatale …
A partir de cet instant, donc sur environ 25 kms, je vais alterner course et marche, parfois je marche plus que je ne cours, parfois l’inverse. Résultat ça n’avance plus, je me fixe alors des objectifs un par un : d’abord prochain ravito, au km 38.
J’y arrive péniblement. Il est environ minuit et demi. Ma vitesse est passée à 9′ au kilo sur ces 10 derniers kms. Là, je remplis la poche juste pour faire les 9kms suivants, prochaine étape ravito.

C’est vers ce moment que nous abordons le passage pénible du sentier côtier : plusieurs passages sur la plage, enfin sur l’étroite bande de plage que la marée haute veut bien nous laisser … Parfois un pied dans l’eau, rien de bien méchant mais ça ajoute une source de pb. Le plus pénible sont ces montées et descentes de marches, courtes certes, mais souvent répétées. Le pire sont les marches à descendre. Je prends mes précautions car le moindre faux-pas et je risque de rester cloué.
Curieusement, peu de coureurs me doublent, tout le monde est dans la galère ? Je vais faire une grande partie avec un 86 bornard grognon, mais sympa. Il me dit qu’il est 14ème, et pourtant il marche autant que moi, sur plusieurs kms ! J’entendrai plusieurs fois “plus jamais ça !”.
J’essaie de courir quand même le + possible, mais ça ne dépasse jamais quelques centaines de mètres, la douleur revient trop vite, obligeant à remarcher.

C’est ainsi que j’arrive au dernier ravito, à 1h30. Pause de 5 minutes pour une bonne soupe. Quelques plaisanteries échangées avec les charmants bénévoles, et c’est parti pour les derniers 9 kms. Faits en 2h, j’arrive donc après 7h30 de course/marche.
Ravi d’arriver, avec un grand sourire :)

Arrivée
Il est 3h30, je vais me poser un bon moment, prendre un vrai repas, m’allonger un peu par terre car la tête tourne et je sens que le malaise n’est pas loin.

Sur le coup, je suis partagé entre le fait de ne pas avoir abandonné et la déception de ne pas avoir pu me donner comme j’aurais voulu, comme à Ambazac.
Il faut absolument que je trouve comment régler ce pb de crampes, peut-être aller voir un médecin du sport …

Après-coup, le vois que je suis classé dans le premier tiers de la course, très surpris ! Jamais je n’avais atteint une première moitié de classement sur toutes mes courses !
Çà doit donc être ça le trail … ! Du coup je suis finalement plutôt content, et prêt à recommencer l’an prochain, je me demande même si je ne vais pas tenter le 86 !

Distance : 56 km
Temps : 7h 31′ 46″

Classement scratch : 165éme sur 420 arrivants, 580 partants
V1 : 63ème sur 173 arrivants

mai 2
J’ai décidé il y a peu de temps de faire ce marathon, mes courses cibles au printemps sont surtout Ambazac et le trail du Golfe.
Mais comme c’est une course que je lorgnais depuis quelque temps, et que finalement elle peut s’insérer en course de préparation pour la suite, banco !
De plus, c’était l’occasion de croiser quelques membres du forum AE, source de motivation supplémentaire.
J’ai modifié comme je pouvais les séances des dernières semaines, histoire d’être suffisamment prêt pour finir entier.
Pleine forme ce jour J. Objectif : prendre un maximum de plaisir, profiter de l’ambiance annoncée sympathique (thème de la course : le rock !), aucun horaire défini, le premier semi très cool, comme un footing. Le second en prenant une vitesse marathon (5′40 au kilo).

Jour J
Lever 6h – Fin de préparation du matos un peu improvisée – Je suis à la bourre.
Départ 7h15, un peu d’excès en scoot sur l’A6 me permet de rattraper … Arrivée à Combs-la-Ville, parking, navette pour Tigery bondée de coureurs, ça fait entrer tout de suite dans l’ambiance :)
Sur place je retrouve les membres du forum : Miaou et Mr, puis bientôt Dussault et Yin-Yin. Enfin des têtes sur des pseudos !
Petit stress au moment des dossards – ah bon il fallait une pièce d’identité ? vite réglé. Premier contact avec les charmant(e)s organisateurs. Sourires, service impec malgré la foule. La réputation de super organisation ne semble pas usurpée.
Soleil au rendez-vous, pas trop froid à 8h30; la journée s’annonce chaude pour courir, il va falloir boire. Je badigeonne là où il faut de Noc et de crème solaire (oui, peau de normand, mieux vaut prévenir …) !
Je me suis fait le même menu qu’à La Rochelle : alternance de gels/gatosport embarqués, tous les 5 kms + ravitos si besoin + bidon pour boire au moins tous les 2 kms. Bien m’en a pris au vu de la suite …

La course
Je décide de partir avec Miaou et Yin-yin en fin de peloton, et garder leur rythme s’il me convient. Dussault part devant pour son objectif – de 4h.
Mais je suis trop mal à l’aise à cette vitesse – très vite je les abandonne en accélérant. Je commence à remonter doucement la file de coureurs.
Ce marathon est organisé par tous les villages de la “ville nouvelle de Sénart”. Nous les traverserons les uns après les autres. Avec, j’ai trouvé, beaucoup de monde sur la route pour participer à la fête. C’est alternance entre villages animés et plaines qui n’ont rien de joli, mais que l’on apprécie tout de même sous ce beau temps et en courant.
Après Tigery, passage à St-Pierre du Perray, vers le 3ème km. C’est super agréable : soleil éclatant, pas trop chaud, ambiance détendue à l’arrière, ça me va bien :)
Passage au 5ème en 30′58. Exactement mon allure footing. Premier relais Ekiden, à partir de maintenant, on se fait doubler régulièrement par ces relais qui foncent ! Depuis le départ, le groupe des 4h30 avec son meneur d’allure est en point de mire, je reviens tout doucement sur eux. Zap du premier ravito – besoin de rien.
Un des coureurs que je double m’emboîte le pas. On discute un peu. C’est son premier. Il est plutôt dans l’inconnu : il me dit courir en 5′20, mais objectif 4h30 ! ???? !!! Ma vitesse lui convient, et nous allons partager la course sur quasiment un semi.
Du 5 au 10ème en 30′57. Réguliers, tout va bien. Nous traversons Plessis. On double le groupe des 4h30 au second ravito. Je zappe encore celui-ci.
Petite accélération ensuite, surtout parce que nous avons plus de monde à doubler, et plus de foule; ça stimule et on a accéléré inconsciemment.
29′53 du 10 au 15. Longue traversée de Savigny-le-temple, avec petite boucle dans Nandy (lieu où se déroule le superbe trail du four à Chaux !). C’est marrant, je porte le tee-shirt de cette course 2008, et plusieurs personnes m’encouragent pour ça.
Il commence à faire chaud. Il y a des éponges tous les 5kms environ. A partir du 10ème km, je m’asperge copieusement à chacun d’entre eux, idem à chaque ravito désormais. On fait une bonne première pause au 15ème – j’ai faim. Banane, céréales, orange, je fais le plein du bidon + une autre bouteille que je vais boire sur le km suivant. Je profite du moindre passage à l’ombre, mais ils sont rares !
29′04 du 15 au 20. 29′11 du 20 au 25. Passage au semi en 2h10 temps officiel. En fait, j’ai accéléré un peu avant, dès le 17ème.  Pas aussi vite que prévu. 5′50 au km ça me va bien. Après Savigny, c’est Cesson puis Vert-st-Denis. On arrive ensuite à Pouilly-le-Fort, passage que j’ai préféré pour son ambiance, et ses petites rues bien agréables. Ici musique à fond, encouragements aussi, je souris encore plus et je goûte :) .
A partir de maintenant, nous doublons un nombre incroyable de personnes qui marchent. Sans doute victimes du soleil (plus que de la chaleur, car il ne fait pas si chaud je pense), et qui se seront mal hydratés. De mon côté, je n’aurai pas souffert à cause de ça, mais d’autre chose.
Mon compagnon d’un jour est toujours là, il va bien. Je pense qu’il est nettement meilleur que moi et qu’il est en-dedans largement. Il commence à me parler des problèmes de crampes qu’il a déjà rencontrés dans ses sorties longues. Erreur ! Pas de bol, au 26ème, sur une longue ligne droite un peu en côte, il est stoppé net, crampes aux 2 cuisses. Je reste avec lui, attendant qu’il récupère en marchant. Mais rien à faire, il me dit de filer sans lui.
Après Réau, direction Moissy-Cramayel, où je dois retrouver des amis qui habitent là et chez qui je finirai la journée. Je prévois une bonne pause à ce moment, au 30ème. J’ai ça dans la tête depuis un moment. Sans doute pour cette raison, ça sera mes 5kms les plus rapides (28′38 du 25 au 30). Mais je suis passé un peu trop tôt, ou eux trop tard … on s’est manqués. Dommage :(
Ça me touche plus que je n’aurais cru, ou bien c’est juste que ça commence à être dur ! Je fais une bonne pause au ravito du 31ème, j’en ai besoin car les jambes commencent à être lourdes.
Passage dans Lieusaint, dernière étape avant l’arrivée à Combs-la-ville. J’ai levé légèrement le pied : 29′32 du 30 au 35.
C’est à partir du 37ème que ça va se gâter. On se retrouve sur une allée le long d’un bois, et là il n’y a plus personne. Seulement des coureurs qui font ce qu’ils peuvent. J’ai vraiment du mal à avancer, envie de marcher. Plus que 5, d’un côté c’est peu, mais ça fait quand même une demi-heure ! Je passe à 6′20 au km (31′22 du 35 au 40).
Pas d’idée d’abandon, pas à ce point. C’est la même difficulté que dans les 2 derniers kms à La Rochelle. La machine dit NON. Qu’à cela ne tienne, la tête dit OUI. En plus Pgaz doit être là à poireauter et scruter les numéros de dossard pour prendre les photos (quelle patience d’ailleurs). Comme il s’est posté vers le 41ème, c’est une source de motivation. Je continue donc régulièrement, je prend toujours toute éponge et eau qui traîne. Je “reconnais’ tout de suite notre photographe, ça fait plaisir :) un demi-tour pour une petite pose rapide, et là il ne reste plus qu’un km en descente vers le stade. Tout devient plus facile, et je profite de ce dernier tour à plein, c’est bien le tartan :)
Temps à l’arrivée 4h18, je m’en moque un peu (4h01 à la Rochelle).

Après-course
Sur le stade, c’est le village d’arrivée, tout ce qu’il faut pour bichonner les coureurs : ostéo, kinés, podologues + ravito très bien. On récupère très vite ses affaires.
Il y a tout autour des animations, surtout pour le mômes, pas mal tout ça.
Dussault a dû arriver bien avant, en passant la barrière des 4h. Je décide d’attendre Miaou et son chevalier servant. Ceci en prenant la queue du stand ‘kinés’, en refaisant la course avec ceux qui attendent aussi. Après au moins 1/2 heure, je profite enfin des bienfaits d’un massage par 2 étudiants-kiné joyeux (pourtant ça fait 4h qu’ils ont commencé !).
J’avais un peu l’angoisse de l’après-arrivée, car j’avais eu la révélation du syndrôme de l’essuie-glace juste après l’arrivée de mon premier. Là c’est mieux, a priori les semelles sont efficaces; ça tire un peu côté droit, mais rien de comparable. Les jambes dures, quelques crampes localisées en fonction des mouvements, rien de bien alarmant.
5h30 après le départ, certains coureurs arrivent encore, la miss a dû s’arrêter, dur pour elle, pourvu qu’il n’y ait rien de grave. On verra ça plus tard sur le forum !
Je file chez mes potes, passer fin de journée et soirée bien reposantes et partager les émotions :)

Bilan
Vraiment top l’organisation, je ne vois aucun reproche à faire. Notamment les ravitos super garnis même pour ceux qui arrivent tard. Des bénévoles partout !
Beaucoup d’ambiance sur la course, étonnant pour une course en Ile de France, où c’est plutôt calme habituellement. Parcours on-ne-peut-plus-plat, rares faux-plats.
Course branchée écolo, et très bien respecté par les coureurs : quasiment rien sur le sol, chapeau tout le monde.
Côté perso, j’ai pris mon pied pendant plus de 3h, il faut que je fasse plus de courses comme ça juste pour le plaisir, les futurs trails devraient être de ce type. Je pense que le fait qu’il fasse super beau n’est pas neutre non plus.
Et quand même, un marathon, c’est dur ! Difficile de finir, ce qui me fait un peu peur pour Ambazac et le Golfe, même si je serai mieux préparé.

Distance : Marathon
Temps : 4h 18′ 09″

Classement scratch : 963éme sur 1288 arrivants
VH1 : 385ème sur 495

mar 31

Avant de commencer la préparation des courses du printemps, j’avais inscrit ce 10km de Bourg La Reine au programme. D’une part parce que c’est une course locale, à 5 minutes, d’autre part parce que c’est là que j’ai ma meilleure perf réalisée l’an passé en 47′30, et parce que c’est une ambiance chaleureuse, de plus fait assez rare, la course est totalement gratuite.

Samedi matin, après une soirée poker la veille comme bien souvent sévèrement arrosée et une nourriture anti-course à souhait, couché à 3h, je me lève vers 9h. J’avais idée de me délasser les jambes dans l’après-midi, en guise de préparation de la course du lendemain.
Mais au fait c’est à quelle heure cette course ? Petite vérif internet : 15h15, bon parfait, mais ! pas dimanche, c’est samedi, mince dans quelques heures !! Donc non seulement aucune préparation spécifique, mais je me suis planté de jour.

Tant pis, j’ai vraiment envie de la faire, alors je prend le scoot 1h avant le départ – 5′ pour arriver sur place – je m’inscrit juste avant la limite. Ah j’oubliais : temps typique de mars avec giboulées alternant avec passages ensoleillés. Là, 3/4 avant le départ, tout le monde est réfugié sous la tente d’inscription, attendant la prochaine accalmie.

Je préfère y aller, pour m’échauffer au moins une 1/2 heure. Bien couvert, ça le fait, courir sous la pluie me rappelle toujours mon jeune âge en Normandie, ah nostalgie ;)
Les jambes vont bien, quelques accélérations en côte pour faire bosser le coeur. Pour info depuis mes 2 compéts d’il y a 2 semaines, j’ai fait 5 bonnes sorties, donc je suis bien préparé, sans spécifique pour du court car mes objectifs futurs sont des longues distances (pour moi !)

10′ avant le départ, la pluie s’arrête, le soleil s’installe. Du coup j’enlève la couche imperméable pour courir léger. Je suis bien chaud.

Objectif ? Aucun ! On verra bien. Ça fait très longtemps que je n’ai pas fait un 10 kilo, le dernier est un mauvais souvenir, en pleine prépa semi, j’avais été incapable de soutenir un rythme correct. Donc je part dans l’inconnu. J’ai bien aimé les 3 objectifs de Fab********* sur le 24h de Rennes. Encore une fois je prend exemple : en prenant en compte la soirée d’hier, – de 50′ = objectif 1, battre mon record = objectif 2, – de 45′ = objectif 3. Celui-là, il est dans la tête comme faire un jour – de 1h45 au semi, et – de 3h45 au marathon … Rêve ? Utopie ? En tout cas une part de ce qui motive pour chausser les runnings tôt le matin ou en rentrant du boulot le soir, qu’il caille, pleuve, vente ou neige ;)

Je rejoins la ligne de départ dans ce petit peloton. Soleil derrière nous, énorme nuage noir devant. Le vent est aussi dans le dos, ouf ! 15h25, toujours dans l’attente, mais qu’est-ce qu’ils foutent ? ils attendent le déluge ???
Bon enfin c’est parti. Je pars vite, dans l’idée de tenir le plus longtemps possible les 4′30 au kilo, sans me focaliser sur la montre. J’ai manqué le premier km. 2nd en 8′49. Good :)
Au 3ème ça monte. Il y a en tout 4 jolies côtes sur la boucle, donc 8 au total car 2 boucles. Le parcours est exactement le même que l’an passé, donc je sais à quoi m’attendre. Je ralentis donc logiquement, mais ça va. Comme c’est point fort les montées, je remonte pas mal de monde.
Vérif du chrono au passage au 5 : 22′42, docn 4′38 de moyenne. Petit calcul rapide, x2 = 45′24, wow sur la base de mon record ! Comme les jambes vont bien, ça me motive encore plus. Unique pause de 10″ à mi-course pour boire un peu d’eau, manger une pâte de fruits. Je rejoins un coureur que je voyais devant depuis pas mal de temps. On ne se quittera plus jusqu’à l’arrivée. Je l’ai senti (entendu surtout souffler !) derrière moi sur 4,5 kms, puis il m’emmènera sur les 500 derniers mètres.
Je passe les kms un par un, j’arrive à garder un bon rythme, je sens que je tiens quelque chose. De toute façon mon record est battu, il ne peut plus rien arriver, plus que 2 bornes, plus que 3 côtes ! La pluis arrive (enfin !) légère, puis plus forte, et même de la grêle ! En fait ça fait un bien fou. Regard au chrono peu après le passage au 9ème … les – de 45 son faisables, mais il va falloir me faire violence sur les 200 derniers mètres, en faux-plat ! Et là dingue, je n’avais jamais réussi à faire ça, je trouve une force cachée, j’arrive à sprinter, emmené par mon pote d’un jour, encouragé par le public courageux agglutiné près de la ligne d’arrivée. Je vois le gros chrono afficher 44 et des brouettes. Je pense à stopper mon chrono en passant la ligne. Le speaker annonce mon nom en même temps, ça fait chaud au coeur :) Bon certes il annonce celui de tous ceux qui arrivent, mais petite note qui démontre l’état d’esprit de cette course.

44′53 ! Je me pince.

Je crois que je vais organiser une bringue avant chaque course. Whisky, Vodka, Cigare, en fait j’étais dopé !

mar 15
Si je me suis inscrit sur ce semi, c’est avant tout pour le plaisir de courir à domicile, la seule course de l’année dans ma ville !
La raison secondaire, c’est de relever le défi de faire cette course 2 jours après les 15 km du trail de Verneuil.
Je me suis donc décidé la veille, après avoir constaté que mes jambes allaient, disons, pas trop mal.

Juste pour le fun et le plaisir donc. 2 boucles. Décision avant le départ : un premier tour tranquille; si ça va, j’enchaîne sur le 2nd; si ça va bien, j’accélère !
Moins de 2h, je serais satisfait; 1h55, content; moins de 1h55, ravi ! Je me décide donc à tenter de garder une base de 5′30 au kilo.

Le départ est à moins de 500m de chez moi, ça c’est pratique ! Je pars donc en tenue, et commence l’échauffement dès que je mets le nez dehors. Un petit quart d’heure au total, histoire de détendre les muscles encore un peu tendus.

Soleil étonnant, il fait même chaud ! J’ai même dû m’enduire un peu de crème solaire, un 15 mars ! (peau de normand, donc très prudent …)

Environ 600 coureurs au départ. Je me mets en queue de peloton.
Je m’attends à souffrir, car le parcours est réputé vallonné. Et ça se confirme dès le départ, ça grimpe sur les 2 premiers kms, pas méchant, mais pas reposant ! (5′46 + 5′31)
Puis enfin ça descend sur 2 nouveaux kms … ouf ! Bien sûr j’ai accéléré ! (5′14 + 5′03)
Je regarde très peu le chrono, mais un petit regard vers le garmin me montre que le rythme est trop élevé, je ne tiendrai jamais cette vitesse. En plus il fait chaud, le soleil tape.
Mais bon je suis bien, alors je garde ce rythme, les 6 kms suivants alternent plat et petites montées/descentes; Comme d’hab, je profite de ces montées pour mettre un petit coup de collier et doubler :) J’arrive à garder une vitesse régulière (5′21, 5′18, 5′16, 5′16, 5′33, 5′23).
Bref tout va bien ! passage au 10 en moins de 54′, good ! Par contre la fin du parcours est bien raide, l’arrivée sera en côte, la plus raide du parcours sur environ 100m.
En route pour la seconde boucle !

Elle va se passer sans trop de soucis. Juste un petit coup de barre à partir du 19ème, et donc un finish à l’arrache. Mais comme je sens un chrono sympa, je ne lâche pas !

Finalement, 1h53′26, 5′21 de moyenne au kilo. Je suis donc … ravi ! Cette réussite sera décisive pour mes prochaines courses : je ferai le trail du Golfe, et aussi Ambazac, que du bonheur :)

Ambiance plutôt sympa, très familiale, avec le petit plus : un doux massage après l’arrivée prodigué par une charmante demoiselle …. Mais bon je m’égare.
Quelques petits couacs tout de même : quitte à donner une médaille aux arrivants, autant en avoir assez pour tout le monde. Donc les derniers n’ont pas été servis. J’ai pu faire ma B.A. en cédant la mienne à une maman qui avait promis de la ramener à ses enfants :) Le ravito d’arrivée très léger.

Distance : Semi
Temps : 1h 53′ 26″

Classement scratch : 401éme sur 630
VH1 : 129ème sur 187 classés

mar 14
Double objectif sur cette course : découvrir le trail nocturne, et tester le genou en compétition.
Si ça se passe bien, et si samedi j’ai récupéré, j’enchaîne avec le semi d’Antony, qui a lieu ce dimanche. Là je saurai vraiment à quoi m’en tenir pour mon programme de l’année.

J’ai commencé à préparer cette course 4 semaines avant, en aménageant un plan spécifique à partir du 1002 (plan trail). Donc petite prépa.

Aucun objectif de temps, juste me faire plaisir :)

Départ à 21h. Arrivée sur place vers 20h30, un peu trop tard, car le temps de récupérer le dossard, de discuter un peu, de me préparer, il me reste à peine 10 minutes pour m’échauffer. Je pensais faire la course avec les Brooks Glycerin, car il n’avait pas beaucoup plu ces derniers jours. Mais le court échauffement me fait changer d’avis : trop de risques de boue, donc j’enfile en dernière minute les NB 1001, spéciales trail. La suite confirmera que j’ai bien fait !

Il fait bon, nuit noire. Le parcours est tracé autour des étangs de la base de loisirs. 0 ravito, donc j’avais prévu ce qu’il fallait : un gel tous les 5 kms + gourde bien remplie.

Environ 200 coureurs prennent le départ, après un debriefing rapide mais suffisant.

Les fusées partent devant, je pars aussi plutôt vite, 3 premiers kms à 5′11 de moyenne, allure semi donc. Rapidement ça s’étire et je me retrouve dans un petit groupe de 5, à la file indienne car les premiers kms sont sur un sentier étroit, puis juste avec un autre coureur, que je suivrai un bon moment.
C’est plutôt plat, mais avec des bosses style gros dos d’âne qui cassent les pattes.
Côté vision, c’est sûr qu’on ne voit pas tout, tendance à courir la tête baissée, mais j’essaie au maxi de relever la tête car pas mal de branches/ronces à éviter. En fait après un certain moment, on s’est habitué, et on oublie que c’est la nuit !
Puis le terrain glissant arrive. en fait le sentier est creusé, sur 1m environ, et la moindre incursion vers l’extérieur est un beau risque de glissade.
Cette boue me fait ralentir, les 3 kms suivant à 5′35 de moyenne. je double plusieurs coureurs, le plus souvent mal chaussés, qui glissent bcp plus que moi. Puis vers le 5ème, je me retrouve cette fois seul, enfin sans doute avec du monde derrière, mais je ne me retourne pas ! Donc pour la première fois je dois repérer les rubalises et autres taches de peinture, jusqu’à maintenant je n’avais eu qu’à suivre les loupiotes devant …

Au 7ème km, un truc bizarre devant, gros halo de lumière dans la nuit, puis voilà que je croise un gars, puis un autre qui fonce et trace comme qui si je n’avais pas été là, bon coup d’épaule, je l’engueule … Mince esprit trail où es-tu ?? Puis le terrain se dégage, et là c’est l’hallu ! Une cinquantaine de coureurs qui vont dans tous les sens, un bordel complet. Un groupe part dans un sens sur 50m, puis demi-tour “non, c’est pas par là”, “tiens lui il a l’air de connaître”, “ah non ici on est déjà passés” … Après la course, on apprendra que le parcours a été ‘dérubalisé’ par de gentils plaisantains.
Plutôt marrant comme passage, et c’est comme ça que la plupart des coureurs le prennent :)

Du coup je me retrouve dans le peloton de tête ! trop fort ;) ! Evidemment on va mettre du temps à retrouver chacun sa place. Je me retrouve dans un groupe sympa au rythme qui me convient bien. Nous ferons les 6 kms suivant ensemble, à une vitesse régulière entre 5′20 et 5′30 au kilo. Le terrain alterne passages secs et très praticables avec le sentier boueux-glissant. ça chute beaucoup !
Puis nous sommes bouchonnés par un autre groupe qui a du mal à franchir les passages boueux, or c’est très étroit, donc difficile de doubler. Je profite des premières possibilités pour doubler ce petit monde, ça sent l’écurie alors je décide de garder le même rythme soutenu pour aller au bout. Je finis les 2 derniers kms en donnant tout, à 5′ au km, content d’avoir la pêche pour finir comme ça.

Au final, 15,75 km au Garmin, aucune idée du classement !

Bilan :
Perso, que du bonheur, certes la boue c’est bof et ces passages nécessitent une concentration maxi, mais cela ne gâche pas cette agréable sentiment d’être dans un autre monde.
J’ai couru sans regarder le chrono, j’ai juste contrôlé parfois le cardio;
Physiquement nickel, aucune alerte aux genoux. Je verrai la récup le samedi pour voir si je fais le semi dimanche. Cela reste un trail plat, donc je vais devoir me tester sur du plus raide.
Pour une première, les organisateurs s’en sont plutôt bien sortis. Ravito parfait à l’arrivée, parcours intéressant et varié. Ils ne pouvaient pas grand chose contre les pirates du trail ! Pour l’anecdote, en fait les 6 coureurs de tête se sont complètement perdus, et ont fini dans le milieu du peloton, alors qu’ils auraient dû gagner. A la remise des récompenses, quasiment chacun des récompensés pseudo-premiers ont donné leur coupe/lot au plus jeune, au plus vieux, au dernier, à la dernière, etc. Excellent ! ça doit être ça l’esprit trail ;)

Distance : 15,75

jan 18

Première sortie en compétition depuis le marathon du 30/11.

Comme mes envies de courses sont plutôt orientés trails, je m’étais fixé comme premier objectif celui de Presle, dans la forêt de Carmelle, 25 bornes au nord de Paris.

2 courses : 15 et 30 kms, avec 350 et 800m de dénivelé. J’ai choisi le 30. Ce devait être mon premier vrai test sur ce type de course, l’expérience du trail du four à chaux étant assez peu représentative d’un vrai trail : fort dénivelé, terrain difficile, peu de ravitaillements.

J’avais profité des soldes pour investir dans le matos : chaussures de trail, camel, couverture de survie (exigée pour cette course).

Peu de préparation, pour cause de crève qui a duré, et à cause de ce genou récalcitrant. Semelles spéciales fabriquées une semaine avant, donc trop tard pour les tester suffisamment pour risquer de faire la course avec. J’espère que ces semelles vont régler ce problème, classique syndrome de l’essuie-glace, d’après le podologue.

Il aurait pu faire très froid, le dimanche précédent, c’était entraînement sur tapis blanc à -5. Mais redoux dans la semaine. Il faisait entre 5 et 10°. Par contre grosse pluie la veille et juste avant la course. Nous avons été épargnés pendant, mais bonjour le terrain … !!!

Je pensais que nous serions assez peu nombreux, mais non, surprise ! Beaucoup de monde, sans doute au moins 500 partants.

Je me sens bien, mais sans préparation suffisante, j’ai décidé de la faire sans forcer, et de m’arrêter à la fin de la première boucle en cas de douleur.

Départ directement dans la forêt entre les arbres, sans suivre de sentier ! C’est un peu la pagaille, mais plutôt marrant. Rapidement, on rejoint tout de même un chemin, seul passage goudroné du parcours, environ 300m de montée … Et là j’en bave déjà. En haut j’enlève la 2nde couche, il fait trop chaud !

Je récupère vite de cette mise en jambe, et trouve mon second souffle. Et la boue arrive, la vraie. Je bénît les NB 1110 quasi-neuves, avec lesquelles je dérape très peu, en tout cas moins que beaucoup de coureurs, et mes pieds resteront au sec malgré des passages dans du très très humide. Soit ça monte, soit ça descend, très peu de plat, j’adore ! Ce n’est pas la meilleure période pour découvrir une forêt, mais c’est un vrai plaisir. En plus on n’est jamais seul, et l’ambiance est excellente; contrairement au métro, ici les parisiens n’ignorent pas ceux qui partagent le trajet ;-)

J’ai l’impression qu’il y a de + en + de boue, certains passages sont vraiment raides, ça enfonce complètement; j’ignore s’il vaut mieux passer en plein dedans ou chercher du plus meuble sur les côtés …

Les jambes vont bien, le coeur aussi. Jusqu’au 12ème où ce “syndrome de l’essuie-glace” se réveille. Je décide donc de m’arrêter au 15ème. Pas fatigué finalement, et sans ce genou, je pense que j’aurais fait les 30 sans trop de mal.

Super expérience. Sauf trop de boue qui gâche le plaisir quand il y en a trop, car le seul souci est de ne pas perdre l’équilibre.

C’est vraiment autre chose que la course sur route, c’est quasi un autre sport selon moi. Sur route, j’étais focalisé sur mon rythme, mes temps de passage, etc. Là rien de tout ça. Le temps de course est accessoire.

Reste maintenant à peaufiner le planning 2009 avec un max de trails, après avoir réglé ce problème de genou.

Relevé du Garmin :

http://www.action-raid.com/ice_trail.html

déc 6

La Rochelle, 30 novembre.

Voilà, c’est fait …
Il y a quelques heures, je ne savais pas. Maintenant je sais, ce qu’est « courir un marathon ». Car ce que je ressens le plus à présent, dans ma petite expérience de coureur, c’est qu’il y avait un ‘avant’ et qu’il y a désormais un ‘après’.
J’écris ce CR dans le train sur le chemin du retour, avec encore des douleurs à beaucoup trop d’endroits …
Étonnamment, le sentiment qui prédomine n’est pas la joie ou la satisfaction d’avoir terminé (sans marcher sauf à 2 ravitos, avec un temps très proche de ma cible, donc je devrais être hyper-content !), mais plutôt la désagréable découverte d’un truc que je n’avais pas encore rencontré : la perte de maîtrise de la foulée, l’impossibilité de garder une vitesse mini. Je me souviendrai longtemps de ces 4 derniers kms. J’y reviendrai plus loin.

Ce CR est surtout destiné aux personnes qui, comme moi jusqu’à présent, parcouraient avidement les forums (seulement celui-ci pour mon cas), pour se gorger de l’expérience de ceux qui l’ont fait.

Pourquoi ce marathon :

Juste un petit retour sur mon expérience de coureur. Débutant sur la CàP en septembre 2007, après de longues années sans sport endurant. Ce jour là un 10kms (Vannes) en plus d’une heure. Décision de m’y mettre sérieusement, avec comme objectif de faire l’année de semi Auray-Vannes en moins de 2h. Recherches, achat de bon matériel, puis entrainements 3 fois par semaine, puis 4 fois depuis cet été, plan foncier, plan semi, plusieurs courses en 2008 sur 10 kms (record 47’), semi (record 1h49), et un trail de 25 kms.
Pendant tout ce temps, l’idée du marathon me titillait sévère … Notamment les images du MDP, qui ont gravé quelque part dans ma petite tête que j’en serais sur l’édition 2009.
Et puis pendant la préparation de mon objectif principal de septembre (le semi de Vannes pour ceux qui ne suivent pas), j’ai trouvé que les 6 mois qui séparaient cette course du MDP 2009 risquaient d’être bien longs. Au vu de la popularité du marathon de La Rochelle, je me suis dit que c’était tout à fait jouable, et inscrit aussitôt.

La préparation :

Plan 604, après un vrai test vma (Vameval). Donc 4 séances par semaine. Pas de réelle difficulté pour le suivre. Légère adaptation due à une semaine de vacances. (j’ai suivi les conseils de Taz sur le sujet).
Un seul petit hic : sur les 3 dernières semaines, douleur au genou sur les séances longues, après 1h30/2h de course. Plus gênant que vraiment douloureux, mais un peu inquiétant en vue des futures 4h. Ça ne m’a pas trop stressé, j’ai mis ça sur le compte de la lourdeur de ces semaines, avec peu de récup entre 2 séances. Et que ceci serait dissipé par la dernière semaine du plan, très légère.
Pendant ce plan, j’ai pu entre autres :

-    Déterminer la vitesse que j’allais adopter pendant la course. 5’40 au km, pour faire moins de 4h. Logiquement raisonnable au vu de mes temps au semi, et du parcours plat de La Rochelle.
-    Tester matériel (courir avec ceinture, brassières) + nourriture (gels, gâteau sport, boissons spéciales). A ce sujet, je me suis toujours fait le gâteau sport maison, d’après la recette de Jogging donnée ici par Miaou (merci Miaou !)
Dernière semaine à compter les jours … La pression est montée crescendo. J’ai suivi d’assez près les conseils données par Laurent pour l’alimentation en vue du marathon ICI

La veille :

Départ en train le samedi, arrivée vers 18h à la gare, juste à côté de l’espace Encan, ou la foule est bien dense pour le retrait des dossards. J’avais échangé le numéro de tél de plusieurs coureurs AE, mais finalement j’ai retrouvé rapidement un pote avec qui j’avais partagé virtuellement la préparation (pour lui aussi c’était son premier). Invité gentiment à le suivre avec son groupe dans La Rochelle pour le repas du soir, je n’ai du coup pas rencontré d’autres coureurs AE. Ce n’est que partie remise.
Super repas avec menu spécial marathon en centre-ville. Première idée de l’ambiance et de l’implication des rochelais dans cet événement !
A la sortie … trombes d’eau ! voilà qui promet pour le lendemain …

Jour J :

Réveil 6h30. Petit-déj à l’hôtel, rempli de marathoniens, derniers préparatifs, double couche de Nok aux endroits sensibles. Un charmant couple de coureurs m’emmène sur le site de départ. Trop tôt, je me fais une bonne marche matinale le long du port, histoire de m’imprégner du moment, et de jeter un œil sur l’aire d’arrivée … Tout n’est pas encore installé : les bénévoles s’activent, des tables sont montées, des barrières dressées, les bandeaux de pubs affichés.

Les speakers eux-aussi démarrent leur marathon vocal. Le ‘bonjour et bienvenue à tous les marathoniennes et marathoniens’ qui sort des haut-parleurs me fait très bizarre J
Finalement, il ne pleut pas, incroyable ! Nous n’aurons aucune goutte d’eau pendant ces 4h, avec même quelques rayons de soleil J. La pluie ne se réveillera qu’en cours d’après-midi … ça c’est de l’organisation !
Je me fais un petit échauffement tranquille 15 minutes, avant de laisser mes affaires en trop dans le camion-vestiaire. Là, grand moment. Finalement je laisse quoi, je prends quoi ? Bonnet, je le mets … non, pas besoin, le bandeau suffit … et puis si en fait … bon allez je le glisse dans ma ceinture au cas où … Ceinture blindée de parts de gâteau + gels + bidon plein d’hydrixir. Question tenue, j’ai opté pour short long + haut léger monocouches à manches longues, qui se sont avérés parfaits. Jamais eu froid, ni chaud.
Dans le sas, pas de pression, étonnant, quasi comme si j’allais faire une course comme une autre !

La course :
1er au 5ème (28’42, moyenne 5’52)
9h, C’est parti ! enfin 9h05 plutôt, car ça piétine grave. Même au-delà de la ligne de départ. Englué dans le peloton, je ne double pas trop, j’attends tranquillement que ça se dégage. Résultat, 1er km en 6’35. 2nd en 5’55.

6ème au 10ème (27’35, moyenne 5’31)
Je peux accélérer à partir du 3ème : moyenne de 5’29 sur les 11 kms suivants. Pour rattraper le temps perdu au départ … On rejoint le 2nd peloton, celui des filles, c’est tout de même mieux ! Je n’oublie pas de boire, à tous les kms, 1 ou 2 gorgées. Passage au 5ème en 28’42 (16″ de retard), au 10ème en 56’17 (35″ d’avance).
[u]11ème au 15ème[/u] (28’09, moyenne 5’45)
Vers le 12ème,  montée de la seule bosse du parcours. Rien de bien méchant, mais l’idée de devoir remonter cela dans un tour, après 33 kms, fait quelque peu frémir …
On repasse par le centre-ville et le port, et là c’est chaud ! La foule est au rendez-vous, plutôt déchaînée, encourage tout le monde, ça booste ! En fait comme le parcours est un 8 couru 2 fois, on passe 4 fois à cet endroit noir de monde.
Premier arrêt ravito au 15ème, juste pour refaire le plein du bidon, au glucose. Passage en 1h24’26 (52 » d’avance)
16ème au 20ème (28’02, moyenne 5’36)
21ème au 25ème (27’23, moyenne 5’28) La vidéo du passage au Semi
Passage au semi en 1h58’42 (1’18 d’avance). Toujours les voyants au vert.

Passage au 25 en 2h19’51 (2’19 d’avance). Je commence à me dire : mon bonhomme, il faut reprendre une moyenne raisonnable, assurer doucement jusqu’au 37 en 5’40, et là s’il m’en reste un peu, j’en remettrai un coup.
26ème au 30ème (28’42, moyenne 5’52)
Fort de cette nouvelle stratégie, je ralentis un peu. 2nd et dernier arrêt ravito pour refaire le plein. Passage au 30 en 2h48’33 (2’03 d’avance)
31ème au 35ème (28’49, moyenne 5’53)
Re-montée de la bosse, aux côtés d’un sympathique ancien à la barbe bien fournie. Pas trop de soucis, car je monte lentement.
Ensuite ça commence à tirer dans les jambes, la moyenne descend un peu, mais ça ne m’inquiète pas. Passage au 35 en 3h17’22 (1’41 d’avance)
C’est ici que le spectacle prend une tournure à laquelle je ne m’attendais pas ! Je suis surpris par le nombre de personnes qui craquent. Certains marchent, d’autres souffrent de crampes, ou font une pause sur le côté … On est vraiment une belle bande de fous ! J’aimerais aider, soutenir, mais je ne peux faire guère plus que  quelques « allers », « courage » bien dérisoires.
36ème au 40ème (29’14, moyenne 5’58)
A partir du 38ème, je me rends compte que je n’arriverai pas à accélérer, bien au contraire ! Je commence à mieux comprendre ceux qui disent que la fin se court avec la tête … Passage au 40 en 3h46’36 (53″ d’avance). Je me fais un petit calcul rapide : il faut que je tutoie le 6’ au kilo sur les 2195m qui restent. Impossible, mais jambes répondent non. J’ai fait le 40 en 6’14, mais déjà au max. Alors je décide de finir tranquille, de profiter du final dans la foule. Faire 4h01 ou 02, peu importe.
41ème à la ligne au bout du beau tapis bleu (14’, moyenne 6’22) Vidéo à l’arrivée
Vraiment difficiles ces derniers kms. J’ai du mal à mettre un pied devant l’autre, mais hors de question de marcher, ne serait-ce qu’un pas. De toute façon si je marche, je ne pourrai pas repartir. Merci à ces supporters qui donnent encore de la voix pour ceux qui arrivent 2h après les premiers ! la dernière ligne droite sur le port est d’enfer ! On se croirait en haut de l’Alpe d’Huez, la foule se resserre des 2 côtés en faisant un bruit de folie, on passe à un ou 2 de front, ça transcende. Grosse pincée au cœur sur les derniers mètres, je lève un bras de vainqueur, je l’ai fait !
Finalement un temps de 4h01′13.

L’après-course :

Dès la ligne franchie, j’ai du mal à marcher, je dois me tenir aux barrières. La précieuse médaille autour du cou, je file direct sous l’immense tente indiquant ‘service médical’. A priori ils font ici même des massages au coureurs pas trop touchés ; alors je me laisse glisser sur un lit de camp sous une couverture de survie, je dévore le contenu du sac de victuailles gentiment donné à l’arrivée … Léger massage, mais ça fait du bien. Ensuite, mon genou se réveille : très difficile de plier la jambe. A cela s’ajoute aux irritations à l’intérieur des cuisses malgré les tonnes de crèmes.
Je vais traîner cette douleur au genou jusqu’au lundi matin, la nuit ayant réglé le problème :) Quelques courbatures lundi, mais pas grand-chose. Et ce mardi, quasiment plus aucune douleur !
Aujourd’hui, mon relatif sentiment d’échec à disparu. Je réalise que j’ai fait un truc inimaginable il y a 14 mois.
Et tout ça grâce à AE, aux plans, aux conseils, aux CR, aux expériences de tous ici.
Alors un grand merci à vous.
Je me repose une semaine avant un petit footing dimanche, et la planification de 2009, avec 2 ‘rêves’, la course de nuit : les Templiers, la SaintéLyon. Je ne sais pas encore si j’attaque cela en 2009 ou plus tard …

Accès au site du marathon

Distance : Marathon
Temps : 4h 01′ 13″
Classement scratch : 5046éme sur 7534 partants (7229 arrivés)
Classement VH1 : 2032éme sur 2620

déc 6

Vannes, 19 octobre.

Voici une course bien sympathique !

En fait les Foulées du Golfe font partie du programme ‘Course des Embruns’, qui inclut le marathon de Vannes et le Duo de l’Hermine (marathon à 2). Plein de poésie !
Départ des Foulées à 9h30, marathon + duo à 10h, au même endroit. Et arrivées au même endroit également, ce qui permet de vivre l’ambiance d’un marathon sans le courir.
Joli dossard avec le prénom, c’est cool ça ! et le public jouera bcp avec :)

Course familiale avec ma frangine, mon beauf, ma nièce, et 3 de leurs voisins avec qui on a déjà partagé le semi Auray-Vannes.
Pour ma part, cette course entre dans le plan 604 de prépa marathon pour La Rochelle.
Objectif : le faire sans forcer, en vitesse semi, donc environ 5’20 au km, vitesse moyenne de mon dernier semi. Je décide donc de partir à cette vitesse avec ma sœur et ma nièce.

Il fait frisquet au départ, entre 5 et 10°. Bon échauffement avec quelques accélérations histoire de partir chaud.
Super organisation au départ : chasubles plastiques pour protéger, dépôt des sacs sans queue, toilettes … en fait on bénéficie de l’organisation du marathon, c’est cool.
Beaucoup de spectateurs sur la ligne de départ, et au lieu du coup de pistolet, on a droit à un … feu d’artifice ! en plein jour à 9h30 du mat, surprenant et original !

On se met en fin de peloton, et le premier kilo est lent, je double, en pensant être suivi par mes 2 compères. Mais en fait non, elles m’ont dit que j’étais parti trop vite ! pourtant premier km en 6’ !
Je décide d’accélérer … mais je suis encore débutant et je n’arrive pas à savoir précisément à quelle vitesse je suis. 2ème km en 4’55, trop rapide par rapport à mon plan, mais comme d’hab j’improvise : je me sens bien, je décide de continuer à ce rythme.
A partir du 3ème km, on longe le port sur un chemin en terre, et ce sur 3-4 kms. C’est plutôt sympa, plusieurs groupes de musique locale + chorales d’enfants + chants bretons, avec ce soleil et cette bonne température, c’est vraiment un bon moment :) .
6ème km en 30’32, tout va bien. Parcours hyper-roulant. Je double sans arrêt depuis le début.
On aborde ensuite la partie sentier côtier. Là c’est le paysage qui devient génial, longer la mer avec vue sur le Golfe, toujours sous le soleil … Un hélico nous suit, fait un peu de stationnaire au-dessus de l’eau, ça dégage ! Je souris pour la photo ;) ;
Ça s’est rétréci bien sûr. Un peu plus difficile de doubler, notamment quand je rejoins le groupe de pompiers qui font ‘courir’ 2 jeunes handicapés dans leur fauteuil. Clin d’œil sympa, ils vont quand même vite les bougres !
Passage très typique au 9-10ème à Conleau (je crois que ça s’appelle comme ça), où on court sur une bande étroite avec l’eau des 2 côtés (et un plongeur déjà posté dans l’eau, au cas où … je vous dis, pro l’organisation !), avec ravitaillement spécial : cidre + rillettes ! je zappe … et profite pour tester un gel coup de fouet, car j’ai un peu de mal à garder le rythme.
Test positif ! (à tous points de vue d’ailleurs peut-être …) puisque je retrouve un second souffle : je décide de mettre un coup pour la fin. Je fais les 4 derniers kms à 4’45 de moyenne, notamment le dernier le plus rapide, pas mal en descente, et arrivée dynamisante sur le stade comme les pros !
1h04’30 au final, je suis ravi !

A l’arrivée, on profite du passage des marathoniens sur leur première boucle. Ça a l’air raide, malgré le parcours roulant, beaucoup semblent en baver. Mais ça donne envie pour l’année prochaine … surtout avec ce temps et cette ambiance. Prochaine étape : dans 6 semaines … premier marathon.


Accès au site des Foulées

Distance : 13 kms
Temps : 1h 04′ 30″
Classement scratch : 447éme sur 1152
Classement VH1 : 149éme sur 25

déc 6

Nandy, 5 octobre.

Je me suis laissé embarqué il y a 2 jours sur cette course par ma cousine, qui devait la courir (en fait elle n’est pas venue : trop froid, de pluie …)
Je me suis dit que ça remplacerait la séance S2J4 du plan, sortie de 2h dont 20′ à 80% + 10′ à 85%.
25 kms, avec du dénivelé. En fait c’était un vrai trail, tout en forêt, avec plein de montées, du terrain très varié, quasiment pas de bitume.
Je peux dire que j’ai fait mon premier trail ! Première vraie expérience à tous points de vue :
- j’ai pu voir comment les autres coureurs étaient équipés. Pas mal avec des camelbags. Vêtements divers : du débardeur hyper léger au pantalon-teeshirt manche longue, voire davantage. Il ne faisait pas trop froid, un petit 10-12° je pense. Les bénévoles étaient très couverts et se les gelaient … Mais parfait pour courir. Un peu de pluie pendant la course, mais comme nous étions toujours en forêt, rien senti ;-) . J’ai longtemps hésité sur la tenue, jusqu’à la dernière minute. Finalement j’ai opté pour chort + tee-shirt manches courtes. C’était exactement ce qu’il fallait. Manches longues euent été aussi très bien, surtout pour passages serrés entre les branches.
J’ai aussi hésité à partir avec ceinture + gourde + gels. Finalement non, parti à vide.
Organisation très bonne, en particulier le balisage des pièges (les racines dangereuses étaient peintes en orange !) + la gentillesse de tous les bénévoles, toujours souriants, encourageants, avec un petit pour chacun aux ravitos. J’adore ça.
Seul petit truc bizarre : les repères des kms. Un peu la fête du slip : si je me fie à mon chrono, j’ai fait un kilo en 3′30, et un autre en 8′ ! Alors que je pense être resté entre 5′ et 6′ sur toute la course, un peu au-delà sur certains p-e.
Donc pas trop de repères sur ma vitesse en fin de compte.
Je m’étais dit : pour rester dans le cadre du plan, je fais la première heure entre 5′30 et 6′, en fonction du dénivellé, puis les 20′ suivantes j’accélère un peu, pour correspondre au 80% du plan.
En fait, quand j’ai vu le bazar des kms, j’ai improvisé : juste gardé un bon rythme, sans jamais forcer, un truc genre ‘allure marathon’.
Résultat : je suis hyper content ! ravi ! pour plusieurs raisons :
- je n’avais jamais couru aussi longtemps, et jamais sur une telle distance. Aucun bobo, aucune douleur, je touche du bois pour les jours suivants bien sûr … Sur la fin, ça tirait un peu dans les mollets, mais franchement rien de significatif.
- je redoutais les douleurs dans ma poitrine, qui sont toujours là. R.A.S, aucune gêne, rien senti du tout.
- j’ai pu garder un rythme correct jusqu’au bout, je fais une moyenne de 5′40 au km, ce qui me va tout à fait. J’ai pu accélérer sur les derniers 200m, malgrè une très grosse côte juste avant. Le tout avec pourtant un dénivelé complètement nouveau pour moi !
- en toute modestie, je crois que je ne suis pas mauvais pour monter les côtes ! Je les ai toutes montées sans forcer, mais en gardant un bon rythme; eh bien j’ai doublé dans ces montées un bon nb de coureurs, dont pas mal m’avaient doublé sur le plat auparavant. Incroyable ce que les coureurs ralentissent en montant. Merci AE et les plans, car si j’arrive à ça, c’est grâce à l’entraînement, le foncier en particulier.

Bref, merci Laurence pour le tuyau ! et dommage que nous n’ayons pas pu courir ensemble :-(

Lien vers le site du trail de Nandy

Distance : 25,5 kms
Temps : 2h 24′ 39″
Classement scratch : 135éme sur 190

déc 6

Vannes, 14 septembre.

C’est suite au 10 km Arradon-Vannes de l’an passé que mon temps passé à courir est passé de … rien du tout à … plus de 3h par semaine.
Je me suis laissé entraîner dans l’aventure, et me souviens encore de ce laborieux 10k en + d’une heure.

Objectif il y a un an : faire le semi Auray-Vannes 2008.
Depuis, un bon millier de kms, quelques autres 10k, 2 semis se sont ajoutés au compteur. Le meilleur en 1h49, très roulant (les Chênes d’Antan à Draveil)

C’est une vraie réunion de famille : ma sœur (Florence), mon beauf (Frank), son frère (David), ma nièce (Héloïse), mon neveu (Tristan), mon oncle (Bernard), mes 2 cousins (Stéphane et Damien).
+ le voisin (Michel), son gendre (Laurent) et un ami (Ronan), nous sommes donc un groupe de 12 sur le départ du semi. Mon dernier neveu (Brice le petit dernier) encore trop jeune pour le semi fera un très bon 48’ sur le 10 km.
Traditionnel repas convivial tous ensemble le midi où sont partagés pâtes, objectifs, potions magiques, moi-j’ai-mal-là, prévisions météo, ponctué de la non moins traditionnelle et désormais célèbre prise de tension des 12 par Michel !

Il fait chaud. Moins que l’an passé certes, mais plus de 20°. Mauvais présage, ma seule vraie course sous la chaleur date d’il y a 2 semaines, la nike human race, avec un résultat catastrophique, pas de jambes, pas de sensations, chrono minable …

Objectif : ne pas faire la même erreur du départ trop rapide.
Donc 5’30 au kilo jusqu’au 12/13ème km (selon le conseil avisé de Joewalshfan !), sommet de la côte du Moustoir. Ensuite j’aviserai en fonction de l’état de la machine. Objectif officiel final : moins de 2h. Objectif secret (si tout va bien !) : 1h50, et finir dans la première moitié. Je serais ravi si j’étais dans la première moitié des participants.
Nous sommes plusieurs à se fixer cette vitesse de départ – on choisit de partir donc ensemble.

On se retrouve sous un beau soleil à Auray, léger échauffement, puis nous nous plaçons au milieu de nos 4500 compagnons de galère, plutôt en fin de peloton.
Ah oui j’oubliais ! Notre signe distinctif : nous sommes coiffés d’une casquette à pois Champion, pub gratuite, mais bien pratique sous cette chaleur.

Nous démarrons plus d’une minute après le gong, passons la ligne 2 mn après. Et là j’ai déjà perdu les autres casquettes champion ! En fait comme d’hab j’ai slalomé pour doubler, passant là où je pouvais.
La route est très large. Néanmoins, remonter le peloton est un peu périlleux.
1er k en 5’35, parfait, je continue sur le même rythme.
3 casquettes champion me dépassent : Laurent, Ronan, Damien. Logique, ils ont un objectif plus ambitieux que le mien.
2nd k en 5’24, ça monte un peu, mais ça va.
Le 3ème ça descend : 4’55.
Premier coin sympa, avec le pont du Bono, superbe vue sur le golfe, c’est cool.
4ème k avec la montée du Bono, première vraie côte : 5’31. Les 4 casquettes à pois me distancent, je les perd de vue.
La foule est nombreuse ici, ça encourage beaucoup, plutôt sympa :) Premières bassines d’eau – la casquette trempée … ça fait du bien !
Je me sens bien, et comme toujours, je change mon plan initial, car je sens que je peux aller plus vite sans puiser dans mes réserves.
Donc accélération : les 5, 6 et 7ème k en 15’15. Je me fais doubler un peu, je double beaucoup. Tout va bien.
Beaucoup de monde tout de même; la route est large, mais pas beaucoup de place pour passer. C’est plutôt sympa de courir avec tout ce monde :)
On quitte la D101 pour prendre une voie plus étroite, direction le bourg de Baden. Là trop de monde qui n’avance pas. Beaucoup de variations de rythme, impossible de garder la même vitesse.
Arrive la 2nde côte, dans le 8ème k : Baden. Plein de spectateurs là aussi, ça motive !
Ici ça bouchonne ! C’est un petit raidillon, mais je connais un peu le coin, et ça ne doit pas monter très longtemps.
Je garde mon rythme, et trouve un passage sur le côté pour assurer une montée rapide. 5’36 pour ce km, excellent.
Premier ravito : je passe très vite. Quartier d’orange, pâte de fruits, et j’embarque une bouteille d’eau.
On reprend la D101, très large.
Je retrouve vite mon rythme précédent.
Là j’aperçois un peu devant 2 casquettes à pois ! ce sont Laurent et Ronan. Etonnant je reviens sur eux ! Ça me motive d’autant plus, mais je fais gaffe à garder le même rythme.
Les 9, 10 et 11ème en 15’07. J’ai rejoint mes 2 comparses. Damien est derrière à priori, je ne l’ai pas vu ! (en fait je l’ai doublé dans la côte de Baden)
Les 10 premiers km en 52’25. Petit calcul rapide – avec la même moyenne, ça fait 20km en 1h45, et donc les 1h50 jouables !
Nous voici au pied du fameux Moustoir, où sont placées nos supportrices ;-)
Ronan et Laurent accélèrent dès le bas de la montée – ou plutôt je ralentis et les laisse partir, pour ne pas me mettre dans le rouge. On a requitté la D101.
Ça monte sur 2 kms, pas trop fort, mais ça monte ! 5’38 et 5’39, pas trop de dégâts.
Retour sur la D101, ça redescend un peu, mais surprise car devant se dresse un nouveau mur, pas prévu celui-là !
Là j’en bave, ça grimpe plus dur que les 2 k précédents, je ralentis, il reste encore + de 7kms, et encore des passages chauds à venir ! 14ème k en 6’08.
Puis la pente s’adoucit, j’allonge de nouveau. 15ème en 4’55, 16ème en 4’59. Et enfin ça  redescend, le bonheur !
Je dépasse David, qui est parti bcp trop vite et n’en peut plus.
Les jambes commencent à être lourdes. Même si ça descend encore sur les 2 kms suivants, je suis aux taquets : 17ème k en 5’24.
Puis on attaque le joli raidillon du Vincin. Celui-là on le voit venir de loin … pas trop long mais gros dénivelé !
Je ne contrôle plus grand-chose, et je fais comme ça veut bien avancer.  18ème en 5’28, 19ème en 5’45. Eh oui ça devient dur !
La fin de course est difficile, mais ça je le savais, c’est le même finish que la course des 10 kilo : faux plat pas sympa du tout.
20ème en 5’27. Puis le 21ème en 4’58, sans les jambes, juste avec la tête, porté par le public très nombreux ici, et surtout le fait de savoir que je vais faire un chrono inespéré sous cette chaleur.
Dernier 100m sur le stade, un grand sourire au lèvres, à fond ! un vrai exemple du « 21 kms de souffrance pour 100m de plaisir ».

52’43 à mon chrono. Ravi !

Laurent et Ronan ont fait 50 et 51.
Mes autres compères arrivent ensuite, les uns après les autres, la plupart très contents aussi de leur perf.

Bravo à Héloïse, première du classement junior filles !

Un peu de bousculade à la sortie, pour récupérer enfin mon premier bol breton, récompense qui accompagne le tee-shirt.

Déçu sur quelques aspects : pas de meneurs d’allure; assez peu d’ambiance sur la course; je m’attendais à du plus festif; un peu le bazar à l’arrivée.

Ce que j’ai aimé : la superbe première partie du parcours entre mer et campagne, c’est quand même chouette la Bretagne (je suis normand); bcp de bénévoles aux ravitos, toujours souriants; gros ravito à l’arrivée; bon esprit dans la course;

Je suis environ 2400ème sur 4200 classés. Donc aucun de mes 2 objectifs initiaux n’est atteint, mais je m’en moque, car j’ai adoré :-)

La suite : les 13kms des foulées du Golfe (oui j’y retourne :p)


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Distance : Semi
Temps : 1h 52′ 43″

Classement scratch : 2306éme sur 4219
VH1 : 849ème sur 1318 classé

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